L'hiver est en route. Il fait noir (ou presque) lorsque les chevaux sont prêts. Retour dans la piste intérieure pour le travail.

Curtero préfère travailler dehors. Il y a de l'espace, on voit loin, ... Curtero aime mettre un "visuel" sur les "auditifs". A l'intérieur, on entend les chevaux dans leur box, les gens qui bougent dans le couloir, les enfants qui jouent chez le voisin mais on ne voit rien. Curtero est toujours un peu plus inquiet dans les espaces confinés. Notre piste est grande pourtant, 20 x 60, c'est du luxe. Mais elle est complètement fermée.

Fabrice était un peu déçu de notre travail d'aujourd'hui en comparaison avec les performances d'il y a deux semaines. Dans l'absolu, il a raison, pourtant J'ai trouvé que le nain avait super bien travaillé. Pas d'écart à la hauteur de l'entrée, pas de ronflements près du mur des voisins, pas d'hésitation à la porte de la "bulle", un cheval concentré, j'ai aimé. Il était un peu trop "ouvert" et un peu trop "courant" mais de toute bonne volonté.

Le travail de deux pistes au trot était satisfaisant, bien en avant (un peu trop ?), et des hanches actives.

Fabrice voudrait que j'arrive à transformer cette volonté de "filer" vers l'avant en rebond, en "vers le haut". L'énergie vers l'avant doit devenir de l'énergie vers le haut. Il a bien raison, encore faudrait-il que nous y arrivions.

Et le chef est revenu sur cette proposition de modifier notre détente. Il faut garder la détente "perdu dans ses pensées" chère à Curtero. Continuer par du galop, avant de commencer le travail au trot. Ce qui est certain c'est que l'étalon noir est bien plus délié après avoir galoper. A tenter donc !