Nous terminons le tour des prairie lorsque Fabrice arrive. Nous décidons de rester dehors. Dans notre immense piste extérieure, plus aucun repère. Il n'y a qu'une ligne droite, le long des paddocks côté rue, le reste... des arrondis, des buissons qui suivent les méandres de la rivière.

Travail usuel et classique, incurvations, contre-incurvations. Retour de demi-voltes à la jambe isolée. Curtero est bien en avant, à la limite un peu chaud. Mais il est léger, rond et aux ordres, chouette le travail de mardi a porté ses fruits.

Tout très bien, enfin presque... Je ne suis pas trop satisfaite des contre-changements de main, le retour à l'appuyé n'est pas terrible. C'est pas nott foooot! La piste est trop grande et je manque de point de repère. C'est un truc qu'on réussit mieux dans la piste intérieure. Trop d'espace c'est souvent trop d'en avant, le nain a tendance à courir.

Galop maintenant, on travaille les départs. Fabrice aimerait que je fasse la même chose à main gauche qu'à main droite. Impossible mon bon monsieur, impossible de rester assise plus de 3 foulées.

Mais zenfin ! dit le chef, à droite tu restes assise. Ca change quoi d'être à gauche ?

Merci Maëlle ! Elle a avoué à Fabrice que même elle ne savait pas toujours resté assise sur le nain à main gauche. Il dépote grave. On est expédié. Et quand je "gesticule" et lui rebondis sur le dos, le petit étalon, il file vers l'avant et le départ au galop est .... mouvementé ?

Alors, Fabrice m'a demandé de m'asseoir juste ce qu'il faut... 2 foulées... pour avoir un départ correct. Et là.... on a tout bon. Curtero en place, cadencé, même qu'il ne penche presque plus. Je l'aime.